C’est pas parce qu’on a rien à dire… qu’il ne faut pas faire de pub

Publié par le fév 11, 2012 dans Innovation - Lenteur | 0 commentaire

Un encart publicitaire m’a laissé pantois : la journaliste Valérie Trierweiler nous annonce qu’elle accueille José Garcia à l’antenne de Direct8. Elle est toute souriante, en plan large, tandis que le nom de son invité est indiqué dans le coin. C’est à se demander si chez Direct8, comme ailleurs, l’invité ne sert pas de faire-valoir à l’animateur de l’émission…

Cela pourrait se concevoir lorsque vous rendez visite à un animateur qui assure le spectacle, du type showman, mais pour un journaliste politique, cela me dépasse un peu. Remarquez bien que je ne prends pas José Garcia en pitié, d’autant qu’il vient en service commandé pour faire la promo de son dernier film (« La vérité si je mens »).

Au final, cette pub m’apparait bien pathétique. A l’image d’un système qui se mord la queue faute d’idée neuve et qui nous sert le même concept d’émission vu et revu cent fois : le présentateur superstar face à l’invité VRP. Le syndrome Drucker, qui se flatte souvent « d’être vendu avec le poste télé ».

Rendons à Direct8 la singularité qui lui appartient : communiquer sur celle qui deviendra probablement la première dame de France. On ne sort pas du pathétique, décidemment.

La créativité, c’est parfois un petit détail qui change tout et qui peut rapporter gros. L’émission « L’amour est aveugle » organise des rencontres amoureuses dans le noir total. Un carton ! Fallait y penser.

En matière de divertissement, on peut se permettre bien des fantaisies, d’accord, mais en matière politique, comment innover même un peu ? Je vous propose les deux idées suivantes, alléguant qu’on peut en avoir mille autres, l’imagination étant infinie.

D’abord, une idée que l’on pourrait baptiser « le chalet », sous entendu bloqué par la neige. Le jeu consisterait à enfermer deux adversaires politiques dans une même pièce à l’ambiance cosy (du genre feu de cheminée, fauteuil en cuir…) pendant un temps imparti. Pas d’animateur,  surtout pas, mais une batterie de caméras. Les participants se disent ce qu’ils veulent, quand ils le veulent. Je pense que l’on aurait des surprises de tous ordres et pour le moins des conversations inattendues et des révélations personnelles.

Seconde idée : transposer le concept des 6 chapeaux de la réflexion d’Edward de Bono à une émission politique. Cela permettrait de dépasser les polémiques habituelles du pour ou du contre au profit d’un examen intelligent d’une problématique (les acteurs politiques auraient donc l’occasion montrer qu’ils sont intelligents, au lieu de défendre un crédo en toute mauvaise foi. Révolutionnaire.)

Très simple à mettre en oeuvre, cette technique, qui a valu à son auteur une renommée internationale, permet d’organiser la réflexion selon six points de vue successifs (ou modes de pensée) symbolisés par des chapeaux virtuels de couleurs différentes. Pendant l’émission, grâce à l’animateur, tout le monde va orienter sa réflexion dans le même sens et au même moment : le chapeau jaune pour positiver, le chapeau noir pour être prudent, le vert pour être créatif…

A l’opposé des débats stériles, les six chapeaux permettent de sortir des cadres de réflexion habituels pour trouver des solutions originales et… consensuelles.

On pourrait toutefois essayer, non ?

L’innovation au bout du rouleau

Publié par le déc 24, 2011 dans Innovation - Audace | 0 commentaire

Avez-vous jamais vécu l’Aquatube expérience ? Cette pratique relève de l’intime, généralement après s’être enfermé dans les toilettes. Vous pouvez désormais faire ce geste hautement réprouvé par la bienséance : jeter dans la cuvette des wc le tube de carton qui reste en fin de rouleau !

Grâce à Lotus, ce tube, cet Aquatube plutôt, va se dissoudre instantanément au contact de l’eau, comme le papier hygiénique qui l’enrobait. Démonstration chaque soir en prime time dans un spot télé, avec la mention « réalisé sans trucage » incrustée dans l’image.

Si vous voulez en savoir plus, un site est entièrement dédié à ce produit révolutionnaire avec moult informations, une application iPhone à télécharger ou encore un mini-jeu dans un décor de toilettes, évidemment.

Avec Aquatube, on apprécie la rupture en termes d’usage, premier enseignement. C’est l’orientation Décathlon. « Nous ne recherchons pas l’extase technologie », s’amusait à dire Irwin Wouts, responsable développement et innovation, lors d’une conférence au Cnam, il y a quelques années déjà. Par contre, les produits qui avaient « cartonnés », expliquait-il, apportaient du nouveau dans l’usage : plus simples, plus sûrs, plus solides, etc. Il cita l’exemple le gant Selfheat équipé d’une valve dans laquelle on souffle dedans pour se chauffer les mains ! Il faut rappeler ici que 80% des innovations qui sortent sur le marché ne sont pas d’ordre technologique !

Le gant selfheat n’importe qui aurait pu y penser. Comme cette histoire de tube jetable. Les feuilles de papier hygiénique, pages blanches de l’imagination ? Parfaitement. On peut même dire que plus le produit est banal, plus il est urgent d’être créatif.

Sur son site la société Renova prétend avoir « révolutionné » le papier toilette en proposant des coloris raffinés. Pour certains publics, en effet, la décoration intérieure est une affaire d’importance qui ne souffre pas de touches dissonantes. L’entreprise propose même un modèle en couleur noire pour les lieux d’aisance.

La grande difficulté est de croire qu’il est impossible de réinventer un produit basique. En ouvrant l’axe santé, Candia a prouvé que l’imagination pouvait être sans limite autour du lait ! Quoi de plus ordinaire que le lait ? Dans les supermarchés, on en trouve désormais pour combattre tout type d’affection (*), même du lait pour ceux qui n’aiment pas le lait… Trop fort.

(*) Silhouette,  Viva magnésium, Viva avec vitamines,  Croissance pour les bébés, Calcium plus contre l’ostéropose, Silhouette plus avec fibres pour le transit,  Oméga 3 contre les problèmes cardio-vasculaires…

De l’équité en rugby

Publié par le oct 19, 2011 dans Société | 0 commentaire

Le fair-play sur le terrain et la convivialité en dehors sont l’esprit même du rugby. L’Ovalie est aussi un monde plus propice aux nouveautés que bien des sports, notamment le football, comme l’atteste l’arbitrage vidéo ou encore la créativité décomplexée des maillots, pour preuve les visuels les plus insolites sur fond rose arborés par les costauds du Stade français.

En battant l’Angleterre puis le Pays de Galles, l’équipe de France de rugby a gagné son ticket pour la finale de la coupe du monde. Cette fierté se rehausse de la saveur particulière de renvoyer à la maison nos amis britanniques.

Sportivement, avouons que c’est un hold-up. Les vaillants Gallois méritaient la victoire et ils ont poussé la démonstration jusqu’à marquer un superbe essai. La France, aucun essai. Elle gagne tout de même. Bizarre, non ? C’est le rugby. Un sport qui se joue avec les mains et qui se gagne avec les pieds. A trois points la pénalité si vous avez un tireur d’élite, du genre Wilkinson, il vous suffit de capitaliser sur chacune des fautes de l’adversaire pour devenir champion du monde, comme ce fut le cas de l’Angleterre en 2003.

D’autant qu’elles pleuvent les fautes, tant les règles du jeu sont subtiles, foisonnantes… souvent incompréhensibles pour le téléspectateur lambda, disons plutôt invisibles sur le coup. C’est pourquoi les commentateurs d’un match passent une bonne moitié de leur temps à nous expliquer pourquoi il y a eu faute, en décryptant l’image au ralenti…

Depuis longtemps, j’ai l’idée d’une nouveauté dans les règles du jeu : le vainqueur serait celui qui marque le plus d’essais. En cas d’égalité, alors seulement on comptabiliserait les coups de pied de pénalité.

J’en parle peu il est vrai, mais toutes les fois où j’ai osé cette brillante suggestion je n’ai reçu que des regards interdits et surtout indifférents. Je reste persuadé que nous sommes au moins des centaines à avoir cette idée. Pas vraiment de quoi en faire un billet, sauf que j’ai fait un tour sur Wikipédia il y a deux jours juste pour voir si les règles du jeu y figuraient. En laissant fureter mon regard et je tombe sur un paragraphe surprenant : au tout début du rugby, en 1875, les essais ne donnaient pas de points, mais seulement le droit de tenter une transformation au pied entre les barres (on marquait ainsi des « buts »). Le site ajoute : « De 1875 et 1877, le vainqueur était toujours celui qui marquait le plus de buts, mais les essais servaient à départager une éventuelle égalité. »

Etonnant, n’est-ce pas ? Je propose simplement de poursuivre cette évolution, en déclarant vainqueur celui qui marque le plus d’essais, les points de pénalité ne servant à départager deux équipes à égalité. Cette rénovation me semble aller vers plus d’équité, de bon sens et, allez savoir, de droits télévisés.

Photo Flickr de Philheckel

France-Soir allume ses feux de brouillard

Publié par le oct 15, 2011 dans Innovation - Lenteur | 0 commentaire

France-Soir va disparaitre des kiosques dans les prochains jours. Après un énième plan de licenciement, car depuis les années 70 le quotidien subit une hémorragie continue de ses lecteurs, le titre va toutefois perdurer sur internet. Sur internet uniquement, comme près de 200 quotidiens américains, essentiellement régionaux, qui sont passés au « tout numérique » avant même l’arrivée des tablettes et de ce qui va suivre…

France-Soir du 12 octobre 2011. A la une : faits divers, foot, télé, tiercé...

Qu’est-ce que c’est France-Soir, à propos ? Un journal, oui. Un titre de presse mythique, certes, dont le tirage dépassait allègrement le million d’exemplaires du temps du Général et de la télé noir et blanc. Aujourd’hui, et après un gros effort marketing, un noyau stable de 40.000 personnes achète cette feuille de choux qui donnerait presque des allures d’intellectuel au lecteur du Parisien.

Une fois la version papier supprimée, que restera-t-il ? Pourquoi voudrait-on, jeune ou vieux, se connecter à la toile pour lire « son » France-Soir ? Du reste, vouloir conquérir la Toile avec un nom pareil, c’est pas gagné, sauf à jouer la carte vintage…

Innover, c’est réinventer son métier en permanence, nous enseigne Marc Giget au Cnam. Il précise qu’en dépit des apparences les métiers changent peu, par contre de nouveaux acteurs ne manquent jamais d’arriver, parfois pour détrôner des vieilles gloires que l’on croyait immortelles, à l’instar de ManuFrance, Lip ou Moulinex. Elles ont été supplantées par des machines à innover de référence mondiale que sont les Décathlon, Swatch ou Seb.

Le problème demeure qu’il faut avoir quelque chose dans le ventre pour entamer une stratégie de dématérialisation. On cite souvent IBM qui a renoncé à vendre des machines, mais Les Echos ont fait figure de pionnier en proposant une liseuse à leur propre griffe, dès 2007. Retirer le papier à France-Soir, c’est comme interdire au plombier d’utiliser le plomb. On génère une crise d’identité. Une fois enfilée la combinaison de cyberjournaliste que va-t-il se passer ? Chacun sait bien que le tout digital est une autre planète, déjà largement colonisée et où rodent les redoutables pure-players aux dents acérées. Dès lors, quoi vendre à qui ? On verra bien, doit penser le jeune propriétaire russe, Alexandre Pougatchev dont la priorité est d’arrêter les frais, puisque sa danseuse va perdre 19 millions d’euros cette année (contre 31M€ en 2010).

S’il veut continuer à exploiter le nom France-Soir sur le marché de l’information, en évoluant en même temps que les nouveaux supports, il lui faudra élaborer un nouveau business model et donc se poser ces questions existentielles pour toute entreprise soucieuse de vraie stratégie et non d’agitation commerciale : qu’avons-nous de remarquable ? Quelle exclusivité, originalité, vision, séduction ? Auprès de qui se rendre irrésistible ?

Tout arrêt sur image peut-être mortel. Innover, c’est aussi savoir dépasser sa nostalgie.

Silence… on danse !

Publié par le juil 30, 2011 dans Innovation - Audace | 0 commentaire

Voilà une idée qui ne fera pas de bruit et c’est justement le but. Début juillet, une grande soirée dansante a été organisée à Grenoble sur un concept qui nous vient droit de Grande Bretagne : la discothèque silencieuse. Silencieuse pour les riverains seulement, c’est pourquoi on a pu réunir des centaines de danseurs au parc Paul Mistral de Grenoble jusqu’à 3 heures du mat’. Je vous donne le truc : 8000 casques audio, HF stéréo, ont été distribués devant le dancefloor. On pouvait même basculer d’une ambiance musicale à l’autre, puisque deux DJ opéraient simultanément sur deux canaux différents. Ils furent même 9 DJ à se relayer durant cette soirée insolite où chacun se trémoussait en silence.

C’est énorme : on a enlevé le bruit ! Cette audace me ravit et me fait penser à la stratégie Océan bleu puisqu’elle permet d’imaginer la suppression d’un critère clé sur lequel se battent tous les concurrents. Ainsi, le Cirque du Soleil a osé supprimer les animaux de son spectacle ou encore Body Shop a osé vendre du cosmétique dans des flacons ou des pots purement fonctionnels et sans aucun glamour.

Je rappelle que cette méthode procède des travaux de Renée Mauborgne et W. Chan Kim, enseignants à l’Insead et auteurs de « Stratégie Océan Bleu ».

En deux mots, la stratégie Océan bleu conduit créer un nouvel espace de marché, vide de concurrent ! Le travail commence par l’observation des attributs des produits/services sur lesquels se joue la compétition afin de décomposer la concurrence en critères-clés. On bâtit ensuite un « canevas stratégique » afin de visualiser le niveau requis pour chaque critère (faible, moyen….).

Un nouveau positionnement stratégique va naître de la manière de reconsidérer ces critères:
- Quels critères faut-il éliminer parmi ceux communément admis ?
- Lequels faut-il  réduire ou bien rehausser par rapport aux normes du secteur ?
- Lequels faut-il enfin créer parce que le marché ne les propose pas ? (vive la créativité).

C’est ainsi que le Cirque du Soleil a connu un succès international, tandis que le cirque traditionnel déclinait, en offrant au spectateur une expérience inédite, à partir d’une redéfinition des facteurs-clés : par exemple, on supprime les animaux (le plus onéreux) ; on conserve le chapiteau ou les acrobates ; on améliore le confort intérieur ou la localisation en ville ; enfin, on introduit dans le cirque toutes les caractéristiques de la comédie musicale ou de l’opéra (un nom et une intrigue par spectacle, des costumes  éblouissants, des décors grandioses, une musique originale…)

De plus, le concept d’innovation-valeur permet d’alléger sa structure de coûts tout en augmentant la valeur perçue par le client.

J’aime beaucoup pratiquer cette démarche ou la décliner vers des objectifs non stratégiques (comme la réduction de coût… eh oui).

Photo Flickr de Stylewalker

Téléportation : phase 1, réussie !

Publié par le juin 27, 2011 dans Innovation - Audace | 1 commentaire

L’exposition HelloDemain, à la Cité de Sciences de Paris, nous a offert une immersion dans notre futur numérique. Parler de futur parait même impropre tant les outils numériques semblaient parfaitement au point et prêts pour leur diffusion dans nos villes et nos foyers.

Dans l’ensemble, et tout impressionnant que soit le résultat, on pouvait prévoir la nature des produits exposés. Dans le monde de demain, toutes les surfaces lisses (murs, table de cuisine, abribus…) deviennent des écrans tactiles, le poste de télévision mesure désormais quatre mètres par trois avec une image en HD, les jeux vidéos ou les téléconférences se déroulent obligatoirement en 3D, bref il n’y a que le papier toilette qui ne soit pas encore rendu intelligent par la fée domotique.

Une attraction, néanmoins, a laissé pantois les visiteurs (parmi les moins jeunes du moins, restons prudent) : le théâtre holographique. J’ai pu voir Bernard Werber, l’écrivain à succès, se prêter avec jubilation au jeu de la téléportation. En deux mots, Bernard était « filmé » dos au public qui voyait apparaitre son avatar debout sur une scène de théâtre, avec un réalisme stupéfiant. Il pouvait apparaitre ou disparaitre à volonté dans un scintillement d’étoiles. A un moment, il a été téléporté en pleine jungle, dont la végétation apparaissait également en 3D.

Grâce à cette technologie qui repose sur un jeu d’écrans transparents et une grosse bande passante, on comprend qu’il va devenir possible d’assister autrement à une représentation scénique.

Avec le théâtre holographique, il s’agit encore de spectacle vivant et non pas d’une retransmission en direct ou de la projection d’un enregistrement.

Pourra-t-on bientôt assister au festival d’Avignon « comme si on y était » depuis une salle parisienne ? On peut s’émerveiller devant la démocratisation de la culture que permet ce procédé. Du reste, certains spectacles pourraient être conçus uniquement pour une diffusion holographique, notamment pour le plaisir de multiplier des décors virtuels enveloppant les comédiens.

En France, chaque jour deux bistrots ferment définitivement leurs portes. Et si quelques salles étaient réaffectées à un nouveau mode de sortie, le spectacle holographique ?

Photo Flickr de Guillaume Brialon

L’innovation participative à l’honneur dans la presse

Publié par le juin 4, 2011 dans Innovation Participative | 0 commentaire

Les idées des salariés sont porteuses de rêves, de valeurs et de projets. Elles revitalisent constamment l’entreprise et dépassent le cadre de l’amélioration continue. Encore faut-il encourager ses collaborateurs à s’exprimer et à s’impliquer au-delà du strict respect de leur définition de fonctions. Au final, ils vous seront reconnaissants de faire appel à leur intelligence et leur créativité pour résoudre les problématiques de LEUR entreprise.

Une démarche d’innovation participative doit judicieusement combiner divers éléments pour instaurer un nouveau mode de management, plus inspirant et impliquant (rôle de la direction, communication interne, circuit de décision, système de récompenses…), c’est l’objet du remarquable dossier publié par Dynamique Entrepreneuriale avec le soutien de l’association Innov’acteurs, présidée avec brio par Muriel Garcia. On peut télécharger le dossier, après inscription, sur le site du magazine.

L’innovation participative nécessite l’installation d’une boite à idées informatisée et interactive destinée à recueillir et gérer les suggestions du personnel, qu’il s’agisse d’idées spontanées ou provoquées dans le cadre d’un challenge sur un thème particulier.

On parle communément de SMI (Système de management des idées) pour qualifier un tel outil qui sert également à lire et commenter les propositions des collègues. Les idées doivent s’enrichir mutuellement, c’est primordial. Chacun doit aussi pouvoir prendre connaissance de la position du management sur chaque idée ou suivre la mise en oeuvre de celles qui ont été retenues.

C’est l’occasion de rappeler que Dreamstorm a développé un SMI, baptisé MeToo, dont la finalité est d’être accessible aux entreprises de toutes tailles, ainsi qu’aux départements ou services de grandes sociétés. Cet outil a été conçu pour être aussi simple et familier d’usage qu’un blog, symbole du Web 2.0.

Notre boite à idées interactive a été développée sur WordPress, une plate-forme open-source. Nos clients peuvent donc librement faire évoluer leur produit, sans être dépendants de leur fournisseur. WordPress représente l’outil de prédilection des professionnels du Web pour sa fiabilité et sa modularité, à l’instar de Linux ou de OS Commerce.

Dans le domaine de l’innovation participative, Dreamstorm concilie donc le conseil et la formation avec le développement informatique, ce qui nous permet de répondre à toutes les demandes de fonctionnalités nouvelles et spécifiques des utilisateurs de MeToo.

Spirit computing

Publié par le mai 31, 2011 dans Société | 1 commentaire

A supposé qu’il existe (il semblerait que oui), Mamadou N’Guéyé a réussi un joli coup de pub puisque sa petite annonce, ci-jointe, a fait le tour de la Toile. Je doute que cela soit volontaire. Mais je ne doute pas, s’il avait été plus habile, qu’il aurait pu décrocher quelques clients en leur promettant de réparer leur PC par télépathie !

En effet, le pouvoir cet « authentique mage vaudou » est tel qu’il peut  réparer à distance les « secteurs défectueux de votre disque dur ». Oui, par télépathie ! Soyons franc : qui n’a jamais été confronté aux mystères de l’informatique ? Qui n’a jamais prononcé une secrète incantation pour obtenir enfin sa connexion internet ou faire marcher une imprimante, ou bien encore éloigner le spectre hideux d’un virus en cas de soudain dysfonctionnement ?

Notre sorcier « mondialement connu dans son quartier » (sic) aurait pu exploiter cette part d’irrationnel que nous accordons à nos joujoux ultramodernes, mais il a commis une erreur marketing en déclarant qu’il était aussi capable de soigner le cancer à distance, les troubles de l’érection, etc. Soudain, tout s’effondre ! Perdant tout le bénéfice du doute, Mamadou révèle l’arnaque en voulant se montrer trop beau, universel, guichet unique de tous les problèmes.

Toutes proportions gardées, il me fait penser à ces PME innombrables qui répugnent à communiquer sur un point d’excellence ou un point quelconque de différentiation (encore faut-il en cultiver un, bien entendu) en se présentant comme des professionnels parés de toutes les qualités et à l’écoute du client. Leurs managers aiment ajouter, pour faire bonne mesure, qu’ils sont connus pour résoudre les « moutons à cinq pattes ».

C’est le propre des marabouts de tout faire, alors pouvez-vous donner une seule bonne raison de vous choisir ! Une raison imparable. Posséder un véritable « plus » par rapport aux concurrents, c’est immense ! Je ne parle surtout pas des pré-requis (qualité, prix, souplesse…) qui vous donnent simplement le droit de vous considérer comme un professionnel.

DSKrach

Publié par le mai 24, 2011 dans Société | 0 commentaire

Qu’est-ce que DSK vient faire sur un blog consacré à la créativité et l’innovation ? Comme si cela ne suffisait pas ! Attendez, vous allez comprendre…

Vous avez constaté que tous les médias sont restés en édition spéciale pendant une semaine non-stop, sans avoir grand-chose à raconter. Alors, il a bien fallu meubler, relancer l’intérêt, d’où de jolies contorsions intellectuelles pour ranimer constamment la flamme de l’audimat.

Les invités sur les plateaux ont dû jouer d’imagination sur le thème du complot, tandis que les journalistes s’ingéniaient à inventer des débats qui autrement n’auraient jamais eu lieu d’être. Le plus beau, le plus créatif est certainement celui-ci : la France a-t-elle raison de respecter la vie privée de ses élus ? Sous-entendu : une presse people digne de ce nom, bien trash comme en Angleterre ou en Allemagne, ne serait-elle pas un purgatif salutaire pour faire le tri entre nos hommes politiques, au lieu de les encourager dans leurs turpitudes par un silence complice comme aujourd’hui ? Sous-sous-entendu : c’est bien fait pour nous, les Français…

Enfin, faute de mieux, les journaux télé, radio, papier ont disséqué le système judiciaire américain, qui nous semble exotique à bien des égards. Les commentateurs ont trouvé toutefois des aspects dont nous pourrions nous inspirer, comme la protection des témoins (qui chez nous doivent déguerpir rapido lorsqu’ils brisent la loi du silence dans les cités). S’inspirer de ce qui se fait ailleurs pour l’adapter à ses propres besoins, c’est le principe du benchmarking créatif.

Vous voyez ce blog est propice à toutes les conversations. Aussi, en termes de business, car j’imagine que les Américains vont fabriquer des masques de DSK en caoutchouc que l’on va s’arracher à Halloween.

Photo Flickr de Divine Harvester

Encore plus fort que la monnaie unique !

Publié par le mai 12, 2011 dans Innovation - Lenteur | 2 commentaires

Il y a quelques jours, une nouvelle monnaie éco-responsable était lancée à Toulouse, la Sol violette. On connait le principe de ces nouveaux instruments d’échanges, éthiques et non capitalisables, qui sont désormais acceptés par les commerçants locaux ou les administrations. Pour faciliter les transactions on imprime des sortes de billets en Sol (ou en Watt, en Bogue, etc. cela varie selon les régions) de différentes valeurs. Toujours des billets…

Si on supprimait purement et simplement l’argent liquide ? Je parle des euros ! Plus de billet, ni d’espèce. En lieu et place, se développerait un système complémentaire à la carte Bleue, du genre Monéo ou paiement par téléphone pour ne parler que des moyens actuels de micro-paiement.

En effet, la technologie est déjà au point et une dizaine d’établissements de paiements (EP) agréés en France ont le droit de proposer des solutions innovantes à nos besoins quotidiens. Mais qu’en pense notre législateur ? D’une part, fini la fraude fiscale et le travail au noir, mais de l’autre terminé les enveloppes pour financer les partis politiques. Imaginez : on ne pourrait plus acheter ou vendre un gramme de stupéfiant ou de cuivre sans laisser une trace bancaire. Comment continuer à dealer ou écouler des objets volés sans pouvoir régler en espèces ?

En cherchant un peu sur le Net, j’ai découvert que le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise avait émis 7 idées pour révolutionner la France, en juin 2008, dont la suppression de la monnaie dite fiduciaire « pour lutter contre le fléau de la drogue et de la corruption qui alimentent nombre de guerres et d’injustices sur la planète », en expliquant que les billets en circulation ont « une utilisation de plus en plus souvent frauduleuse qui permet le développement d’économies souterraines, parallèles ou occultes. »

Si chaque centime était numérisé et nominatif, faudrait-il y voir une atteinte aux libertés individuelles ? A ce compte-là, supprimons la carte Bleue et les chéquiers. Les convoyeurs de fonds perdraient leur boulot, à coup sûr, mais des milliers de commerçants et de guichetiers de banque souffleraient un bon coup !

Nous avons été les précurseurs de la carte à puce, la France a suffisamment gagné en crédibilité sur le marché de la monétique pour prendre le leadership des moyens alternatifs vers la suppression des espèces. Enfin, éventuellement.

Photo Flickr de Public Domain Photo