Comment mourir écolo ?

La question concerne tout de même 500.000 Français par an : après votre mort, que voulez-vous faire de votre enveloppe charnelle ? Partir en fumée ou moisir six pieds sous terre ? On en frémit d’avance. Alors, sachez qu’il existe une troisième voie possible ! Elle s’appelle « promession« . On commence à en attendre parler…

Il y a une dizaine d’années déjà, en Suède, le docteur Susanne Wiigh-Mäsak a développé une technique révolutionnaire pour faire disparaitre les cadavres.

Le corps est plongé dans de l’azote liquide à -196°. A cette température, il devient cassant comme du verre. Il suffit, une fois sorti du bain, de passer le corps sur une table vibrante pour qu’il tombe en poussière. L’étape suivante consiste à aimanter tous les résidus de métaux. Au final, le défunt est transformé en un véritable compost naturel. Une poudre qui va servir à faire pousser des fleurs ou des arbres, lorsque l’urne biodégradable se sera décomposée, après quelques mois passés en terre.

A l’inverse de la crémation, cette technique est qualifiée de verte car elle n’émet pas de CO2. Elle est pratiquée en Scandinavie par la société Promessa et ce nouveau concept de funérailles (« promators » en anglais) commence à interesser nos voisins européens, mais aussi la Corée du Sud ou l’Afrique du Sud.

Ecolo donc et plutôt sympa, non ? Jetez un oeil à la video : http://www.youtube.com/watch?v=lIwEf8J2b34

En terme d’innovation, on a attend toujours de la part de nos amis Suédois les premiers cercueils Ikea, en kit, à monter en famille.

Photo Flickr de keepitsurreal

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