HP saisit le télétravail par les cornes

On sait comme il est difficile de bouger les gens. Avec le télétravail, personne ne bouge, car chacun reste chez soi. Et l’entreprise fait des économies de loyer.

On vient d’apprendre qu’un accord sur le télétravail a été signé chez Hewlett-Pacard à l’unanimité des 13 syndicats de ses trois filiales françaises ! Ce texte va affecter la vie professionnelle de 5000 personnes dans le cadre d’une démarche résolue et progressiste.

HP s’apprête à fermer les locaux de cinq de ses dix agences régionales et à diminuer les surfaces de ses principaux sites : le siège social d’Issy-les-Moulineaux sera réduit de moitié et l’unité de Nanterre perdra deux tiers de ses bureaux. Le site des Ulis sera entièrement réaménagés en open space et en bureaux partagés pour accueillir les télétravailleurs venant (obligatoirement) travailler certains jours de la semaine.

Le phénomène du télétravail s’amorce très lentement en comparaison du push technologique. Ce mode de travail ne présente évidemment pas que des avantages, surtout lorsqu’on doit y faire face du jour au lendemain. Mais combien d’années va-t-on encore « aller au bureau » chaque jour ? Cela fait bien dix ans qu’on peut acheter son billet de train sans devoir « aller au guichet », non ? Puisqu’on va passer davantage de temps chez soi, on peut supposer que l’habitat deviendra soit plus cosy, soit plus nomade, genre un camping-car bourré d’électronique pour travailler face à la mer un jour, et en pleine forêt, l’autre jour.

Les rapports conjugaux risquent d’être affectés si monsieur et madame télétravaillent à la maison. Imaginez également que le concept se diffuse à l’école. L’Education nationale pourrait estimer que des solutions e-learning, interactives, multimédia et ludiques puissent avantageusement remplacer un tas d’heures de cours où l’on baille d’ennui entre quatre murs.

Tout un monde à réinventer… du moins, à rééquilibrer.

Photo Flickr de Mickou

Laisser un commentaire