La pêche au mot

Faute de pouvoir construire les villes à la campagne, on peut désormais s’adonner à la pêche en milieu urbain ! Les pratiquants se nomment des street-fishers et se distinguent de leurs aînés, simple pécheurs à la ligne, en rejetant le poisson à l’eau. Ecolo, non ? De plus, ils n’utilisent que des appâts artificiels pour taquiner le brochet, le silure, le sandre ou la perche. Ajoutons que le « pêcheur des rues » est anti-statique par nature. Il se déplace constamment, souvent à vélo, à la recherche du meilleur coin. Ce dynamisme a beaucoup contribué à dé-ringardiser ce hobby.

 

Des concours de street-fishing rassemblent les plus mordus venus de tout l’Hexagone, comme cet « Open de la boucle » en mai dernier, entre les ponts de Champigny et de Bonneuil, organisé par l’Association française de compétition de pêche aux leurres (AFPL) et l’association Carnavenir.

 

Au Japon, comme aux Etats-Unis, on parle de phénomène de société. Il est du dernier chic d’aller pêcher en costard, juste en sortant du bureau.

 

Le Street Fishing nous ramène au fait que les métiers ne disparaissent pas, mais qu’il y a renouvellement des acteurs. Fondamentalement, les gens ont toujours besoin de se déplacer, de se nourrir ou de se distraire. Les entreprises doivent être capables de redéfinir leur activité au regard du meilleur état de la techno et de l’évolution sociale pour garder leur attractivité. Les associations de loisirs aussi, on dirait…

 

Photo Enzo/Sport

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