Quoi de neuf ? La rose, bien sur !

« Au nom de la rose » est un réseau de 80 boutiques qui ne vendent que des roses. Des roses de toutes les couleurs, de toutes les senteurs, de tous les pays aussi, mais seulement ce produit. L’enseigne dédiée à l’emblème de l’amour est née à Paris en 1991 et elle a essaimé jusqu’à Moscou et Koweit City, en passant par Milan ou Barcelone. Une franchise à peine frôlée par la crise, tandis que la vente de fleurs s’est affaissée de 10% à 25% suivant les endroits. Farid Djouad-Guibert, DG de la marque Au nom de la rose, révèle dans le Parisien-Economie que 95% de ses franchisés ne sont pas fleuristes au départ !

Des roses et seulement des roses ! Assorties de toutes les manières et plantées dans des contenants les plus chics et les plus variés. Encore fallait-il y penser ! Ou plutôt, encore fallait-il oser ! Surtout cela, oser. Chaque entreprise se rêve d’être unique, du moins différente, quant à passer aux actes….

Les bienheureux qui bossent en agence de com’ connaissent bien ce dilemme créatif : le client veut toujours la même chose que son concurrent, mais différemment.

Si vous étiez patron de bistrot et qu’un consultant (en innovation, bien sûr) vous conseille de ne plus vendre que du café ? Le tout bien décliné, bien conceptualisé et dans une ambiance cosy… Comment ? Devoir renoncer au pastis et au kir, vous n’y pensez pas ?!

Pensez que Starbucks Coffee ou la Maison du whisky débitent fort. Leurs clients s’apparentent plutôt à des fans ou des connaisseurs. Rien de mieux pour générer du buzz et pérenniser son commerce.

C’est là qu’il faut se souvenir que 95% de ses franchisés d’Au nom de la rose ne sont pas fleuristes au départ.

Photo Flickr de Coincoyote

2 Commentaires

  1. Carine Toutain says:

    « Au nom de la rose » ou la distribution d’un produit unique décliné en plusieurs variétés…

    En effet, il faut oser…avec un bémol car cet exemple est difficilement transposable aux franchises déjà existantes.

    Dans ce système de distribution fondé sur la réitération d’une réussite commerciale, le franchiseur met à disposition du franchisé, une marque déposée, un savoir-faire et une assistance technique et commerciale.

    En contrepartie, le franchisé verse une rémunération sous forme de redevances et il est lié par un engagement d’approvisionnement exclusif avec une obligation d’achat de produits qui peut être totale (tous produits proposés par le franchiseur) ou partielle (certaines gammes de produits).

    Du coup, il aurait était extrêmement difficile au prétendant d’une franchise Monceau Fleurs de demander à distribuer un seul produit tel que la rose (même déclinée en plusieurs variétés) alors que « Monceau Fleurs » propose à la vente différentes variétés de fleurs, de plantes, d’arbres et même de sapins de noël en fin d’année.

  2. François says:

    Absolument d’accord. Et la remarque est judicieuse, car le marché des fleurs se structure en un certain nombre de franchises et de réseaux.
    La franchise est juridiquement très encadrée et ne permet pas d’écart. Une fois le contrat signé, c’est dur pour un franchisé de se montrer un peu entreprenant ou créatif… Il faut alors tout effacer et recommencer, autrement.

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