Virgin ne lève pas le nez de son livre

En ouvrant le « Parisien Economie » du 20 avril dernier, excellent supplément hebdo, on tombe sur ce titre : « Le livre est devenu le premier marché de Virgin. » Si votre réaction instinctive est de se penser : « Oulala, c’est inquiétant pour l’avenir »… vous avez tout faux.

 

En effet, « être devenu un libraire tout à fait reconnu » est une bonne nouvelle pour Jean-Noël Reinhardt, président du directoire de Virgin Stores.

 

Pourquoi donc ? Parce l’obsession de Virgin, nous raconte-t-il, était de réduire sa dépendance vis-à-vis de la musique qui représentait 62% de son CA en 1995. « Oui, le marché du disque a été frappé de plein fouet par la dématérialisation », justifie M. Reinhardt, en précisant que ce marché a été divisé par deux entre 2002 et 2008.

 

L’article prend alors un tour surréaliste puisque la journaliste ne l’interroge à aucun moment sur la dématérialisation du livre. Les moteurs de la fusée sont pourtant allumés et toute l’édition retient son souffle.

 

En réponse à l’ingénieuse question « Où en êtes-vous aujourd’hui ? », le président du directoire se flatte de féminiser sa clientèle et d’inscrire l’avenir de Virgin dans la papeterie ! Celle-ci représente déjà 10% des ventes. Les coffrets cadeaux et autres tee-shirts viennent aussi compenser la baisse des ventes de musique et de vidéo.

Et puis ? Rien. On n’apprend plus rien d’autre.

 

Si je peux me rendre utile, à ma modeste mesure, j’ai une question pour un prochain article : Comment Virgin compte-t-il redéfinir son modèle économique avec la dématérialisation du marché du livre ?

Lire aussi : « La dématérialisation du livre ne fait pas encore rêver »

[Photo Flickr de takomabibelot ]

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