Le crowdsourcing et les réseaux sociaux… à travers les âges

Crowdsourcing et réseaux sociaux, voici deux pratiques montantes du Web 2.0 qui amplifient et fertilisent toute velléité de rapprochement humain. Certes, dans cent ans, on n’aura pas fini de rigoler de nos fameux outils interactifs. Oui, dans dix ans seulement, vous avez raison. On pourrait aussi se demander si Blaise Pascal ou Maupassant ne hausseraient pas les épaules, l’air désabusé, devant tant de fausse nouveauté à leurs yeux.

 

En juin 1658, Pascal soumit un problème mathématique (une histoire de cycloïde) à tous les géomètres d’Europe. Le premier prix du concours était de quarante pistoles, le second de vingt. Cependant, aucun des grands esprits de son temps ne parvint à résoudre l’énigme.

Aujourd’hui, le crowdsourcing mobilise l’intelligence collective autour d’une question contre une récompense annoncée. Citons www.creads.org qui lance continuellement des appels à idées dans le domaine de la communication d’entreprise, il s’agit essentiellement de recherche de nom (200€ env.) et de création de logos (600€ env.).

 

Dans son roman « Notre Cœur », Maupassant ne décrit pas autre chose qu’une création de réseau par son héroïne, Mme de Burne, avec les moyens propres à la Belle Epoque : « Le comte de Bernhaus avait établi des relations entre elle et l’ambassadrice, la princesse de Malten, que Mme de Burne séduisit tout à coup et tout à fait. Elle devint donc en peu de temps une amie intime de la princesse, et par là elle étendit ses relations avec une grande rapidité dans le monde diplomatique et dans l’aristocratie la plus choisie. Sa grâce, sa séduction, son élégance, son intelligence, son esprit rare la firent triompher bien vite, la mirent à la mode, au premier rang, et les femmes les plus titrées de France se firent présenter chez elle. Tous les lundis une file de coupés armoriés stationna le long des trottoirs de la rue du Général-Foy… »

 

Pour vivre, Maupassant publiait chaque jour quelques lignes de récit dans les journaux. Un peu comme… s’il tenait un blog.

Photo Flickr de jpdeloof

Laisser un commentaire